Anecdote n°1 de l’Encadreuse : ” On est jamais mieux servi que par soi-même ” et bien pas toujours !

Souvenez-vous de cette jolie petite toile peinte sur un bout de tissu achetée dans un petit marché artisanal qui vous plonge instantanément dans un ailleurs…Vous la ramenez de ce voyage inoubliable roulée dans votre valise, réjoui(e) de cette trouvaille que vous seul(e) pouvez comprendre…

Elle va attendre à votre retour de trouver LA place sur votre mur et devenir ce symbole de petit bout de paradis qui en un coup d’oeil vous ramènera sur cette plage de Guanabo…

Ce même mur que vous regarderez, passés les beaux jours, quand dehors, il fera tout gris et froid ( vous voyez exactement ce que je veux dire là n’est ce pas ? ) qui vous apportera un peu de réconfort et de chaleur…

Sauf, que le 1er hiver passera, le mur restera vide…

Oups, la toile est restée roulée et rangée dans un placard : 1ère grossière erreur !! Grand Dieu, ne jamais laisser une toile « exotique » roulée !! autant vous dire qu’il ne s’agit pas d’une toile 100 % lin apprêtée qualité beaux-arts, donc il y a de fortes chances pour qu’elle reste gondolée, voire craquelée si jamais il y a des couches épaisses de peinture. Ça peut être parfois irréversible donc on déroule la toile et on la met à plat avec du poids dessus ; à vous d’improviser ça selon sa dimension et ce que vous avez sous la main.

Puis, prenez rdv avec votre encadreur préféré, c’est l’Encadreuse ? Parfait ! Excellent choix ! Elle prendra soin de votre petit trésor promis !!

Car vous allez être tenté de vous « débrouiller » par vous-même, je le sais bien… En pensant « j’adore mon souvenir mais je l’ai payé 20 balles.. Faire appel à un professionnel va me coûter mon billet d’avion ! “

Et bien, pas nécessairement (ouf ! On pourra repartir explorer le monde et ramener d’autres souvenirs ! ) mais assurément plus de 20 balles, soyons honnêtes.

Je vais vous dévoiler une vérité : oui encadreur(se) est bien un métier, un métier technique et artistique !

Bien-sûr vous pouvez toujours tenter de clouer 4 planches ensemble et vous obtiendrez un châssis ? 2 ou 3 agrafes, quelques clous, une pointe et l’affaire est dans le sac !? Ça a pris quoi ? 20 mn, banco la caravane !

Hummm, nous pouvons tous nous improviser grand bricoleur et avoir une âme de Macgyver… Malgré toute la bonne volonté et l’optimisme nécessaires, se fabriquer son propre cadre n’est pas si « easy » que ça.

J’encouragerai toujours les prises d’initiatives créatives mais, car oui il y un « mais » j’émets le doute que votre confection tienne le coup dans le temps, soit d’équerre et dans les règles de l’art…

Alors, s’il vous plaît, si vous ne voulez pas vous blesser, risquer d’abîmer votre sujet, faîtes appel à un professionnel, qui aura les outils adéquats d’une part et le savoir-faire sans oublier tout l’amour de son métier !

Oui, ça a un prix, comme toute prestation réalisée par un professionnel me direz-vous…mais ça en vaut le coup non ?

Ps : oubliez l’option « punaise » ou « pâte à fixe » …mauvaise idée ! rien de tel pour faire des trous irrécupérables et retrouver votre toile par terre…

À bientôt pour d’autres petites anecdotes,

L’Encadreuse

LA CAISSE AMÉRICAINE, on en fait des caisses !?

La caisse américaine, technique d’encadrement innovante

Pour la petite histoire, cette technique d’encadrement très prisée fut inventée au début du 20ème siècle aux Etats-Unis.

À l’origine, les caisses destinées à l’emballage pour le transport étaient fabriquées en bois. Avec l’apparition du carton ondulé, pliable, la caisse en carton est née.

De ce principe de base, à partir de quatre tasseaux de bois brut assemblés, un cadre à fond plat est constitué et appelé ainsi caisse américaine.

Et on peut dire qu’elle a le vent en poupe ! Elle apporte une solution design et épurée à vos tableaux.

Cette cornière en forme de L – à l’intérieur de laquelle on vient installer l’oeuvre – est en bois ou aluminium.

La technique d’encadrement consiste à laisser 1 à 2 cm entre la toile et le bord de la caisse, comme un petit courant d’air, une respiration.

L’avantage principal de ce type de cadre réside dans le fait que l’image complète et sa bordure restent visibles. Un effet 3D garanti !La perception spatiale crée un effet de profondeur saisissant : la caisse américaine donne l’impression que l’œuvre flotte dans le support. Elle est là pour la mettre en valeur de façon discrète et élégante. Elle doit souligner l’œuvre et s’effacer en même temps.

Enfin je soulignerai un dernier avantage qui est le montage . Le châssis toilé étant vissé dans la caisse, il est durablement fixé mais tout aussi facilement démontable si souhaité.

Jusqu’à présent je parle de toile encadrée dans une caisse américaine mais de nombreux autres sujets s’y prêtent à partir du moment qu’ils sont rigides.

 

 

 

Version 1 : la caisse américaine SOLO

La solution de base mais souvent très efficace ! 

Version 2 : le cadre DANS le cadre

Un encadrement avec une baguette “classique”  fixé dans une caisse américaine pour amplifier l’effet 3D, créer un couloir d’air et de jeux d’ombres/lumières. Original non !?

Version 3 : le cadre SUR le cadre

Pour accentuer l’effet de profondeur, on ajoute une baguette “classique” qui vient se positionner sur la caisse américaine . On peut s’amuser à mélanger les couleurs ou au contraire prolonger l’effet avec des baguettes tons sur tons ! 

conclusion : La caisse américaine n’a pas fini de nous surprendre !

Tous vos sujets sur PVC, Carton, Aluminium, Dibond peuvent donc être magnifiés par une caisse américaine.

Le Dibond® est un matériau composé d’une couche de polyéthylène entourée par deux fines couches d’aluminium (épaisseur totale 3mm).

Ce qui confère une rigidité et une protection de votre photographie préférée par exemple ! (la photographie est soit imprimée directement sur aluminium ou imprimée sur un papier photo haut de gamme puis collée sur la plaque d’aluminium).

Comment encadrer une toile?

Une baguette classique ou une caisse américaine ?

Que choisir entre les deux ?

Selon le style de toile et l’épaisseur du châssis, l’artisan vous guidera.

En effet l’épaisseur du châssis peut varier : l’épaisseur classique est de 2cm ou 2,6cm. Pour un effet 3D , le châssis mesure 4cm d’épaisseur.

 

Version 1 : un encadrement avec une baguette dite "classique"

Une toile montée sur un châssis dit « classique » peut être habillée par une moulure traditionnelle c’est à dire qui se positionne « dessus », elle recouvre alors plus ou moins les côtés de la toile.

Version 2 : un encadrement avec une caisse américaine

Une toile montée sur un châssis dit « épais », comme sur les photos, gardera toute sa dimension au sens propre comme au figuré dans une caisse américaine car la toile se positionne cette fois-ci « dedans » et ses côtés restent visibles.

C’est plus adapté mais pas une obligation non plus car aujourd’hui des baguettes classiques ont une hauteur conséquente qui peut couvrir les 4cm de l’épaisseur de la toile.

Ces schémas et exemples en photo illustrent bien les différents cas de figure.

Ce qu’il faut retenir c’est qu’il n’existe pas une seule façon de bien encadrer une toile, il est ici question de goûts, d’esthétisme et de prise en compte également des contraintes techniques éventuelles.

Prochainement, je vous partagerai un article exclusif sur la ” CAISSE AMÉRICAINE “.

 

 

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